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DEFORGES, Régine

L’orage

Lundi 5 Août.

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La chaleur avait craquelé la terre de ta tombe et desséché toutes les fleurs… Tu devais étouffer, la dessous !… J’ai couru chercher de l’eau à la fontaine. L’arrosoir était si pesant que j’ai dû le porter à deux mains. J’ai fait plusieurs voyages, tant la terre était assoiffée. J’avais mal aux reins et aux mains. Je me suis assise sur la pierre tombale voisine, tu sais, celle de ce poète dont nous n’avons jamais réussi à trouver le moindre recueil. Ma robe noire était si mouillée qu’elle me collait au corps. J’étais plus que nue, d’autant qu’avec cette chaleur je n’avais rien dessous. Je me suis tournée vers toi, j’ai remonté ma robe et ouvert mes cuisses pour que tu voies bien ma toison et ma fente. Je l’ai écartée comme tu aimes que je le fasse. C’était bon de sentir ton regard sur moi… La rugosité de la pierre me meurtrissait les fesses. Je me suis trémoussée lentement, puis de plus en plus vite, sans oublier de m’ouvrir, jusqu’à ce que j’aie mal, puis… j’ai crié en refermant les cuisses sur le plaisir que tu m’avais donné. Cela a fait peur à Lulu, tu sais, l’idiot qui s’occupe du cimetière, car il s’est enfui, tenant sa grosse queue violacée entre ses mains, en couinant comme un porc…

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