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HARAUCOURT, Edmond


Rondel de l’adieu

Partir, c’est mourir un peu

C’est mourir à ce qu’on aime.

On laisse un peu de soi-même

En toute heure et dans tout lieu.


C'est toujours le deuil d'un vœu,

Le dernier vers d'un poème ;

Partir, c'est mourir un peu.


Et l’on part, et c’est un jeu

Et jusqu’à l’adieu suprême,

C’est son âme que l’on sème,

Que l’on sème à chaque adieu.

Partir, c’est mourir un peu…



Sonnet pointu

Reviens sur moi ! Je sens ton amour qui se dresse ;

Viens, j'ouvre mon désir au tien, mon jeune amant.

Là... Tiens... Doucement... Va plus doucement...

Je sens, tout au fond, ta chair qui me presse.

Rythme bien ton ardente caresse

Au gré de mon balancement,

O mon âme . Lentement,

Prolongeons l'instant d'ivresse.

Là. .. Vite ! Plus longtemps !

Je fonds ! Attends,

Oui, je t'adore...

Va ! va ! va !

Encore.

Ha !