ANONYME / VELORITH
Je t’ai perdu dans la nuit
Je t'ai perdu dans la nuit
Entre deux silences sans bruit.
Ton regard fuyait le mien
Comme un voleur de chagrin.
Tes mains tremblaient dans le noir
Mais refusaient de me voir.
Et j'ai compris sans un mot
que tu partais déjà trop.
Il y avait quelque chose de cassé
dans ta façon de m'embrasser.
Comme un adieu mal prononcé
qu'on n'ose pas avouer.
Tu es parti sans te retourner,
Comme si je n'avais jamais compté.
Comme si nos nuits, nos serments
n'étaient que du vent.
Et moi, je reste figée
Dans un amour condamné
à t'aimer sans retour
A mourir chaque jour.
Les murs se souviennent de toi
De ton rire au creux de moi.
Mais tout ça ne faut maintenant
Même mon cœur est absent.
Je marche seule dans nos rues
où ton ombre s'est perdue.
Chaque femme me parle de toi,
mais toi, tu n'es plus là.
Et je répète ton prénom
comme une dernière illusion.
Mais il se brise en écho
dans le vide trop grand, trop froid.
Tu es parti sans te retourner
Comme si je n'avais jamais compté.
Comme si nos nuits, nos serments
n'étaient que du vent.
Et moi, je reste figée
Dans un amour condamné
A t'aimer sans retour
A mourir chaque jour.
Dis-moi, est-ce que tu respires encore
Quand tu penses à mon corps ?
Ou suis-je déjà effacée
Comme une page qu'on a brûlée ?
Tu es parti sans te retourner
Et moi, je n'ai pas su t'oublier.
Je vis avec ton absence
Comme une sentence.
Et même si tout est fini
Tu restes mon infini
Ma blessure, mon détour
Mon éternel amour.