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PAPILLON, Marc de Lasphrise



Çà, je veux fourniller

Çà, je veux fourniller en ton joli fourneau

Car j’ai de quoi éteindre et allumer la flamme ;

Je vous veux chatouiller jusqu’au profond de l’âme,

Et vous faire mourir avec un bon morceau.


Ma petonne, inventons un passe-temps nouveau,

Le chantre ne vaut rien qui ne dit qu’une gamme ;

Faites donc le seigneur et je ferai la dame,

Serrez, poussez, entrez, et retirez tout beau.


Je remuerai à bonds d’une vitesse ardente,

Nos pieds entrelacés, notre bouche baisante,

La langue frétillarde ira s’entre-mouillant.


Jouons assis, debout, à côté, par-derrière

(Non à l’italienne) et toujours babillant,

Cette diversité est plaisante à Cythère.



Cousinons la cousine

Cousinons la cousine, elle est cointe et jolie,

Elle aime à cousiner, et ne refuse rien

Au cousin cousinant, qui la cousine bien,

Car il a bouche à cour, et la chambre garnie.


En si beau cousinage un cousin ne s'ennuie,

Ce n'est que sucre et miel, ce n'est qu'humble entretien,

Il ne manque d'attraits, de faveurs, de moyen,

Tant qu'il peut cousiner sa cousine s'amie.


Cousinons donc, cousins, un chacun à son tour,

Cousinant à rangette on cousine en amour,

Que chaque cousineux en cousinant s'assemble !


Mais non, nobles cousins, fuyons ce coeur paillard,

Laissons le cousiner au cousin grand pendard,

Car au cheval Séjan la cousine ressemble.